dimanche 4 septembre 2011

Mon premier Marathon: Semaine #9 (32km orageux!)

 05h20 le cellulaire sonne! C'est pas un appel mais bien mon cardinal (mon fichier audio) qui est ma sonnerie qui m'informe qu'il faut que je sorte du lit. 5h45 je commence à manger. 06h00 je planifie ma sortie, oui 32km doit se planifier à l'avance pcq tu veux pas te retrouver à courte distance ou trop longue distance près du but. De toute façon la dernière des choses que tu veux à faire c'est de compter tes km qu'il te reste. 06:30 à 08:00 je relaxe et prépare tout mon équipement (souliers, bas, short, chandail, gourdes, gels, casquette, lunette, montre.....s'en fait du stock!. Je regarde les dernières images radar et au loin je vois que les orages s'en viennent mais peut-être que je vais les éviter. 08h00 les étirements légers à l'intérieur. 08h20 je sors dehors commencer les étirements extérieur et les réchauffements ''drills''.

 08h30 c'est le départ! Quelle belle température! Nuageux avec un 21°, humide mais pas de soleil. Pas une auto sur le chemin et les jambes vont bien. Mais au 8e/km surprise! L'orage? Non! Le soleil qui fait son apparition. Oh là c'était un peu moins drôle. 88% d'humidité avec des nuages et un peu de vent c'est encore ok. Mais là le soleil. Je cours vers le sud plein vent. Je suis ok mais le chemin du retour s'en vient. Je sais que le vent dans le dos avec ce chaud soleil ne sera pas facile mais vraiment pas facile. (Retour sur hier; c'était l'une des journées les plus chaude et humide et j'ai été courir pendant 30min. C'est facile de gérer sa course lorsqu'on fait 30min mais 2h45 c'est une autre chose.) Tu dois prendre une décision rapidement si tu réduis ton rythme de course tout de suite, graduellement ou tu attends plus tard. Ma décision se prend rapidement, je reste sur mon ''pace'' et peu importe ce qui arrivera je vais assumer.

 À 16km je reviens sur le chemin quand tout à coup un petit grondement au loin derrière moi. Comme j'arrivais de là, je savais que ça ne pouvait être le tonnerre, j'ai donc pensé un instant que ça pouvait être une auto avec du ''boom boom''....En me retournant j'ai vite compris que ce n'était pas une auto. C'était gris mais gris foncé...comme qu'on dit <<c'était noir>>. Et merde! 2e fois en 3 longues sorties qu'il pleut! Mais cette-fois sérieux! Bon j'ai maintenant 17km de fait...QU'EST-CE QUE J'FAIT? C'est sûr que l'orage me rejoint. Je dois donc me mettre à l'abri mais où??? Je suis dans les champs. D'accord je fais le reste en ''sprint'' c'est-à-dire le plus vite que peut pour rendre pcq j'ai quand même 17km dans le corps. Je décide donc d'accélérer le pas de course à 40-45sec de plus vite au km. C'est un effort faisable mais disons que je viens d'oublier mon 32km pour aujourd'hui. Je tiendrai pas 8km à ce rythme et refaire un autre 8km à la maison. La pluie tombe. Les chevaux sur le bord de la route sont appeurés par le grondement du tonnerre qui se fait de plus en plus fort. C'est drôle comme je passe juste devant eux, il me suivre en courant le temps de quelques mètres....de belles images. Après 3km de course rapide la pluie est vraiment trop forte. J'ai peur pour les éclaires et pour la grêle. Tout à coup c'est trop! Éclair à quelques centaines de mètres et la pluie tellement forte que je n'y vois plus rien. Je vois une maison avec une grange et une espèce de remorque à foin avec des paroies assez haute pour me protéger de la pluie et du vent. Accroupis au sol juste à côté de la remorque j'espère que ça va passer.

13 longues minutes. À être sans bouger après un effort plus qu'important. Lorsque la foudre est tombé à 500-600 mètres de moi (flash et tonnerre instantané) j'ai pu vraiment le goût de penser à la course. Je pensais à quand cela allait finir et si j'allais être correct pour rendre chez moi. Je suis qu'à 3km mais les jambes font mal. Demeurez sans bougé pendant 13min c'est pas très bon pour la circulation sanguine. Finalement l'orage passe. Pas besoin de dire que je suis mouillé pas à peu près. Évidemment courir mouillé c'est pas grave. Mais les souliers sont détrempés. Ils sont lourds. Tout comme les jambes. Je repars! Fini la pluie mais loin d'être fini pour la distance. Je suis à 21km. Le demi est atteint. Mais il reste 11km à finir. Je me dit donc que je vais terminer ce 11km peu importe comment et peu importe en combien de temps. Drôlement ça va bien! Est-ce que c'est pcq j'ai arrêté pendant quelques minutes? Sûrement. Par contre la douleur ''normale'' aux jambes revient quelques minutes plus tard. J'ai demandé à ma conjointe de surveiller mon passage et m'aider à remplir mes gourdes. J'arrive sur ma rue et tout le monde m'attendait. Ma blonde, les enfants et même mes deux voisins d'en face. Un petit remplissage, 23km de complété et reste 9km à faire. Le reste s'est très bien passé. J'ai même poussé le dernier km au rythme 10km. Je me suis dit que j'allais compenser pour l'arrêt involontaire au 18e/km.

 J'y repense, en 2ans et demi d'entraînement c'est la première fois que j'arrête de courir. Il fallait que ça tombe sur la plus longue distance à vie. Me serais-je blessé si j'avais fait le 32km sans arrêt? Est-ce un suspense de plus pour le jour J? J'imagine.

 Cette longue sortie est maintenant chose du passé. Il me reste maintenant une longue semaine de sortie (en heures) mais dimanche prochain c'est un 90min, soit pratiquement la moitié de cette semaine. Est-ce que l'anxiété prendra place dans les prochains jours? La nervosité fera-t-elle son apparition? Le stress et la fatigue resteront-ils loin de moi? À voir! Demain REPOS!

Bonne semaine!

Entraînement 32km


1 commentaire:

  1. Je continue de te lire. Lache pas mon ami! Tu peux deja etre fier pour ce que tu as accompli coté dépassement personnel.

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